Vous l'avez sans doute déjà vu sans savoir le nommer : un collier qui ne se ferme pas vraiment, dont une extrémité passe dans une boucle et descend en ligne droite sur le buste, formant un Y. Pas de fermoir visible, pas de pendentif centré au creux du cou, juste un fil d'or qui glisse. C'est le lariat, et il revient cet automne dans les vestiaires qui aiment l'or jaune et les silhouettes allongées. D'où vient-il, et comment le porter selon votre décolleté ? Voici notre guide.
Lariat, collier en Y, sautoir : de quoi parle-t-on ?
Ces trois termes se croisent souvent, mais ils ne désignent pas exactement la même chose :
- Le lariat est, au sens strict, un collier sans fermoir : une longue chaîne dont une extrémité se termine par une boucle, un anneau ou un motif dans lequel on fait passer l'autre extrémité. On le règle à la hauteur voulue, comme un nœud coulant.
- Le collier en Y reprend la silhouette du lariat (une partie autour du cou, une partie qui descend), mais il est souvent fixe, avec un fermoir classique à l'arrière. C'est une version plus simple à mettre.
- Le sautoir est un collier très long, qui descend sur la poitrine ou jusqu'à la taille. Un lariat peut être porté en sautoir, mais un sautoir n'est pas forcément un lariat.
D'où vient ce collier sans fermoir ?
Le mot « lariat » vient de l'espagnol la reata, la corde, le lasso des cavaliers. Passé en anglais américain, il a fini par désigner un collier qui reprend le principe de la corde nouée. Si les colliers longs et noués existent depuis bien longtemps, on associe souvent l'âge d'or du lariat aux années 1920 : les robes droites, les tailles basses et les dos dénudés de l'époque appelaient des bijoux qui descendaient le long du corps, parfois portés dans le dos. Le lariat est ensuite revenu par vagues, à chaque fois que la mode a privilégié les lignes verticales et les décolletés profonds.
Ce qui séduit aujourd'hui, c'est sa liberté : un seul bijou permet plusieurs hauteurs, plusieurs nouages, plusieurs allures. Il s'inscrit aussi dans la tendance de l'or jaune et des pièces qui bougent avec vous.
Comment porter le lariat selon votre décolleté
Col en V : le duo parfait
Le lariat a été presque dessiné pour le col en V. La partie verticale prolonge la pointe du décolleté et allonge visiblement le buste. Réglez la boucle juste au-dessus de la naissance du V pour que la chute du Y tombe dans l'ouverture, sans dépasser sur le tissu.
Col rond et pull fin
Sur un col rond, portez le lariat par-dessus la maille, avec une chute plus longue. Il devient alors l'accessoire principal de la tenue, et il casse l'aspect massif d'un pull d'hiver. Préférez une chaîne assez fine pour qu'elle reste lisible sur le tricot sans s'y accrocher.
Chemise ouverte
Ouvrez deux ou trois boutons, glissez le lariat sous le col et laissez la chute apparaître entre les pans. C'est l'allure la plus naturelle, idéale au bureau comme le week-end.
Col roulé
Ici, le lariat se porte long, en sautoir, par-dessus le col roulé. Un simple nœud au niveau du sternum suffit. Évitez les chutes courtes qui se perdraient dans le volume du col.
Dos nu ou robe de soirée
Pour un dîner ou une fête de fin d'année, essayez de retourner le lariat : la boucle devant, la chute qui descend dans le dos. C'est un clin d'œil direct à ses années 1920.
Trois façons de le nouer
- Le passage simple : l'extrémité passe dans la boucle et descend. C'est la version de base, propre et graphique.
- Le nœud lâche : on fait un demi-nœud avec les deux extrémités, à la manière d'une cravate dénouée. Plus décontracté.
- Le double tour : si la chaîne est très longue, on fait deux tours de cou avant de passer l'extrémité. On obtient un effet de superposition avec un seul bijou.
Pas de lariat ? Recréez l'effet Y avec ce que vous avez
Bonne nouvelle : l'esprit du lariat, cette ligne verticale qui descend au centre du buste, se recompose très bien avec des colliers classiques. L'astuce consiste à superposer une chaîne courte et un pendentif porté plus bas, de façon à créer un point haut et un point bas alignés.
- Commencez par un premier collier porté haut, près de la base du cou, par exemple le Collier Étoile en or 18K (à partir de 2 390 DH).
- Ajoutez un second collier qui tombe plus bas, comme le Collier Trois Étoiles en or 18K : les étoiles se répondent d'un rang à l'autre, et l'œil relie naturellement les deux. Si les longueurs d'origine sont trop proches, une chaîne de rallonge ou une chaîne plus longue réglée à l'atelier fera la différence.
- Veillez à ce que les deux motifs soient bien centrés l'un au-dessus de l'autre : c'est cet alignement qui crée l'illusion du Y.
Pour que la composition reste élégante, gardez le même métal et un écart d'au moins quelques centimètres entre les deux longueurs, afin que les chaînes ne s'emmêlent pas. Vous trouverez d'autres longueurs et motifs dans notre collection de colliers.
Lariat : les points à vérifier avant d'acheter
- Le poids de la chute : c'est lui qui maintient le collier en place. Trop léger, le lariat remonte ; trop lourd, il tire sur la nuque.
- La taille de la boucle : elle doit laisser passer l'extrémité sans la laisser glisser toute seule.
- La longueur totale : plus elle est grande, plus vous aurez de possibilités de réglage et de nouage.
- La maille : une chaîne souple et fluide se noue mieux qu'une maille rigide.
Vous aimeriez un collier en Y pensé pour votre décolleté préféré, avec le motif ou l'initiale de votre choix ? Notre atelier de Casablanca peut l'étudier avec vous en sur-mesure. Écrivez-nous sur WhatsApp, ou commencez par composer votre propre effet Y à partir de nos colliers en or 18 carats.

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