Or de casse : pourquoi on ne vous rachète jamais votre bijou au prix où vous l'avez payé

Collier Kuffi en or 18K personnalisé, Azor

La scène est classique. On retrouve dans un tiroir une gourmette d'adolescence, une boucle orpheline, une chaîne cassée. On les pose sur le comptoir d'un bijoutier, il les pèse, sort sa calculatrice… et annonce un chiffre qui fait grimacer : « Mais je l'avais payée beaucoup plus cher ! » C'est vrai. Et c'est normal. Pour comprendre, il faut décomposer ce que l'on paie vraiment quand on achète un bijou.

Ce que contient le prix d'un bijou neuf

  • Le métal : le poids d'or, selon son titre (750 millièmes pour le 18 carats) et le cours du moment.
  • La façon (« sna3a ») : le dessin, la fonte, l'assemblage, le sertissage, le polissage. Sur une pièce travaillée, ce sont des heures d'atelier.
  • Les pierres : diamants, pierres fines, nacre, perles.
  • Les frais de la maison : boutique, garantie, écrin, service après-vente, taxes.

Ce que l'on rachète en « casse »

En casse, un bijou n'est plus considéré comme un bijou, mais comme de la matière première destinée à être refondue. Le calcul ne retient donc que :

  1. le poids du bijou, pierres retirées ;
  2. le titre (la part d'or pur) ;
  3. le cours de rachat du jour, auquel s'applique la marge de l'acheteur, qui doit financer l'affinage et prend un risque sur les variations du cours.

La façon, le design, la marque et souvent les petites pierres ne sont pas payés. Voilà pourquoi l'écart est important, surtout pour les bijoux très travaillés et peu lourds.

Le cas particulier des pierres

Les petits diamants de pavage ou les pierres fines sont rarement rachetés : leur démontage et leur revente coûtent plus cher qu'ils ne rapportent. Un diamant important, accompagné de son certificat, peut en revanche être estimé à part.

5 conseils avant de vendre son or

  1. Pesez vous-même sur une balance de cuisine précise, pour avoir un ordre d'idée.
  2. Repérez le poinçon : il indique le titre. Un bijou sans poinçon devra être testé.
  3. Comparez plusieurs propositions, toujours le même jour, car le cours bouge.
  4. Séparez les bijoux qui ont une valeur au-delà du métal (pièce ancienne, bijou signé, travail traditionnel rare) : ils méritent une estimation, pas une pesée.
  5. Demandez un reçu indiquant le poids, le titre et le prix au gramme appliqué.

Avant de vendre : et si on transformait ?

Dans beaucoup de familles marocaines, l'or ne se vend qu'en dernier recours. « Dhab zina w khzina », dit le proverbe : l'or est à la fois parure et réserve. Une chaîne cassée, une boucle seule ou une bague trop petite peuvent devenir un nouveau bijou, sans repasser par la case « casse ». L'or ancien peut être refondu et retravaillé pour créer une pièce à votre goût, en complétant si besoin avec de l'or neuf.

Par exemple, quelques grammes d'or de famille peuvent devenir un Collier Prénom Joher en arabe, un Collier Tifinagh Personnalisé ou une médaille gravée pour un enfant. Le bijou garde ainsi une part de son histoire.

Ce qu'il faut retenir

Un bijou neuf se paie au prix d'un objet créé ; un bijou revendu se rachète au prix de sa matière. Les deux chiffres ne parlent pas de la même chose. Garder ses factures, choisir des bijoux en or 18 carats bien poinçonnés et privilégier les pièces que l'on aime vraiment porter, c'est la meilleure façon de préserver leur valeur, sentimentale comme matérielle.

Le mot de l'atelier

Avant de vendre un or de famille, parlez-en avec nous. Notre atelier de Casablanca peut vous dire ce que l'on peut en faire, sur WhatsApp, et vous montrer les possibilités de notre collection Personnalisé.

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