Pierres chauffées, huilées, teintes : les traitements des gemmes, mythes et réalités avant d'acheter

Collier Naya en or 18K et œil-de-tigre naturel, Azor

Vous tombez amoureuse d'un saphir d'un bleu parfait. Sur la fiche, une petite mention : « chauffé ». Faut-il fuir ? Pas forcément. La grande majorité des pierres de couleur vendues dans le monde ont reçu un traitement pour améliorer leur couleur ou leur pureté. Certains sont anciens, stables et parfaitement admis. D'autres changent beaucoup la valeur de la pierre. Tout est une question d'information.

Pourquoi traite-t-on les pierres ?

Parce que la nature produit très peu de pierres parfaites. Un traitement permet de rendre une couleur plus vive, d'atténuer une fissure ou d'uniformiser un aspect. La règle d'or, reconnue par les organisations professionnelles de la bijouterie, est simple : tout traitement doit être déclaré à l'acheteur.

Les traitements courants et largement acceptés

Le chauffage

C'est le plus ancien et le plus répandu. On chauffe la pierre à haute température pour intensifier ou éclaircir sa couleur. La plupart des saphirs et des rubis du marché sont chauffés ; c'est aussi le cas de nombreuses citrines, obtenues en chauffant de l'améthyste. Le résultat est stable : la couleur ne part pas avec le temps.

L'huilage

Presque toutes les émeraudes ont de petites fissures naturelles. On les remplit traditionnellement d'huile (souvent de cèdre) ou de résine incolore pour les rendre moins visibles. C'est une pratique ancienne et courante. Attention simplement : les ultrasons, la vapeur et les solvants peuvent faire ressortir les fissures.

La cire

Certaines pierres opaques ou poreuses, comme la turquoise ou le lapis-lazuli, sont légèrement cirées pour améliorer leur poli.

Les traitements qui changent davantage la valeur

Le remplissage au verre

Certains rubis très fracturés sont remplis de verre au plomb. On obtient une pierre rouge et transparente à petit prix, mais il s'agit d'un produit composite : il est fragile, craint la chaleur du chalumeau et certains produits, et sa valeur n'a rien à voir avec celle d'un rubis. Il doit être clairement nommé ainsi.

La diffusion

On fait pénétrer un élément chimique dans la pierre à haute température pour modifier sa couleur. Si la couleur ne concerne que la surface, une simple retaille peut la faire disparaître.

L'irradiation

La plupart des topazes bleues du marché sont obtenues par irradiation d'une topaze incolore, suivie d'un chauffage. Les pierres sont contrôlées avant la vente. C'est ce qui rend le bleu de la topaze si accessible.

La teinture

Agates, howlite, jade, certaines perles… La teinture est fréquente. Elle n'est pas un problème si elle est annoncée et si le prix est en rapport.

Mythes et réalités

  • « Pierre traitée = fausse pierre. » Faux. Un saphir chauffé reste un saphir naturel. Une pierre synthétique ou une imitation, c'est autre chose.
  • « Une pierre non traitée vaut toujours plus. » À qualité visuelle égale, oui, souvent beaucoup plus. Mais une belle pierre chauffée peut valoir plus qu'une pierre non traitée terne.
  • « On voit le traitement à l'œil. » Rarement. Il faut le plus souvent un laboratoire.

Les 4 questions à poser avant d'acheter

  1. La pierre est-elle naturelle, synthétique ou une imitation ?
  2. A-t-elle reçu un traitement ? Lequel ?
  3. Y a-t-il des précautions d'entretien liées à ce traitement ?
  4. Pour une pierre importante, existe-t-il un certificat de laboratoire ?

Nos pierres naturelles

Chez Azor, nous indiquons la nature des pierres que nous montons sur or 18 carats : l'œil-de-tigre naturel du Collier Naya, l'améthyste naturelle de la Bague Tislit ou le quartz fumé du Collier Mistère. Si vous avez une question sur une pierre, posez-la : c'est votre droit.

Le mot de l'atelier

Un bon bijoutier ne craint pas les questions. Pour tout projet avec une pierre de couleur, écrivez à notre atelier de Casablanca sur WhatsApp.

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