Lors d'un dîner, quelqu'un admire votre collier : « C'est un bijou berbère ? » Vous hésitez : faut-il dire berbère ou amazigh ? Et l'on parle de tamazight, de tachelhit, d'Imazighen… Ces mots désignent une culture qui est au cœur de l'identité marocaine, et au cœur de l'inspiration d'Azor. Voici un guide simple pour s'y retrouver.
« Berbère » : un mot venu de l'extérieur
Le mot « berbère » vient d'une longue chaîne d'emprunts, que l'on rattache généralement au grec barbaros, qui désignait à l'origine ceux qui ne parlaient pas grec. Il est passé par le latin et l'arabe avant d'arriver en français. C'est donc un nom donné de l'extérieur. Il reste très utilisé en français, notamment dans les musées et les ouvrages anciens (« bijoux berbères », « tapis berbères »), et il n'est pas forcément péjoratif dans l'usage courant. Mais beaucoup préfèrent aujourd'hui le terme que ces populations utilisent pour elles-mêmes.
« Amazigh » : le nom que l'on se donne
Amazigh (au masculin singulier), tamazight (au féminin, et pour la langue), Imazighen (au pluriel) : ces mots appartiennent à la langue elle-même. On traduit souvent « amazigh » par « homme libre » ou « homme noble ». Cette traduction est très répandue et fait partie de l'identité revendiquée, même si les linguistes discutent encore de l'étymologie exacte.
Petite grammaire
- Un Amazigh, une Amazighe en français courant.
- Les Imazighen (pluriel en tamazight) ou les Amazighs (pluriel francisé) : les deux se rencontrent.
- La culture amazighe, un bijou amazigh : l'adjectif s'accorde en français.
Tamazight, tachelhit, tamazight du centre, tarifit
« Tamazight » désigne la langue amazighe dans son ensemble, et aussi, au Maroc, plus précisément certaines variétés. On distingue en général trois grands ensembles régionaux :
- Tachelhit (ou tachelhite) : dans le Souss, l'Anti-Atlas et une partie du Haut Atlas. Ses locuteurs sont parfois appelés Chleuhs.
- Tamazight du Maroc central : dans le Moyen Atlas et une partie du Haut Atlas oriental.
- Tarifit : dans le Rif, au nord.
On trouve aussi des parlers amazighs dans d'autres régions et dans toute l'Afrique du Nord, jusqu'au Sahara avec la tamasheq des Touaregs.
Une langue officielle
Depuis la Constitution de 2011, l'amazigh est langue officielle du Maroc, aux côtés de l'arabe. Son alphabet, le tifinagh, est enseigné et visible sur les façades des administrations. Et depuis 2024, Yennayer, le Nouvel An amazigh, est un jour férié officiel au Maroc.
Alors, quel mot employer ?
- Pour parler des personnes et de la culture : amazigh est le terme le plus respectueux et le plus juste aujourd'hui.
- Pour une langue précise : tachelhit, tamazight, tarifit.
- « Berbère » reste compris de tous, notamment à l'étranger : il peut être utile pour se faire comprendre, mais beaucoup de personnes concernées préfèrent « amazigh ».
L'inspiration amazighe chez Azor
La culture amazighe est la première source d'inspiration de nos créations : motifs géométriques, fibules, tatouages, alphabet tifinagh. Le Collier Tifinagh Personnalisé en Or 18K écrit un prénom dans l'alphabet amazigh, et l'Ensemble Tanirt porte un nom tiré de la langue amazighe.
Vos questions, nos réponses
Faut-il dire « bijoux berbères » ou « bijoux amazighs » ?
Les deux sont compris. « Bijoux amazighs » est le terme le plus juste aujourd'hui ; « bijoux berbères » reste courant dans les musées et à l'étranger.
Le tifinagh est-il ancien ?
Oui, l'écriture libyque, ancêtre du tifinagh, est attestée depuis l'Antiquité, et les Touaregs ont conservé une forme de tifinagh. La version utilisée aujourd'hui au Maroc a été standardisée au début des années 2000.
Peut-on porter un bijou amazigh sans être amazigh ?
Bien sûr. Porter un bijou inspiré de cette culture, c'est lui rendre hommage, surtout quand on prend le temps d'en comprendre les motifs et l'histoire.
Le mot de l'atelier
Les mots disent d'où l'on vient. Découvrez notre collection Amazigh, et pour un prénom ou un mot en tifinagh, écrivez à notre atelier de Casablanca sur WhatsApp.

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