Amellal, azeggagh, awragh, azegzaw : nommer les couleurs en tamazight (et les pierres qui leur répondent)

Collier Goutte de Soleil en Or 18K – Béryl jaune

Petit test : comment dit-on « bleu » en tamazight ? Et « vert » ? Si vous hésitez, c'est normal. Dans de nombreux parlers amazighs, un seul et même mot, azegzaw, désigne les deux couleurs. Les linguistes l'avaient déjà relevé à la fin du XIXe siècle. Le ciel, l'herbe au printemps, l'eau d'une source : tout cela peut être azegzaw. Voilà qui donne envie de regarder de plus près la façon dont le tamazight nomme les couleurs, et de leur trouver, pourquoi pas, une pierre.

Une précaution avant de commencer : le tamazight est une langue aux nombreuses variantes (tachelhit, tamazight du Moyen Atlas, tarifit, kabyle…). Les formes ci-dessous sont les plus répandues, mais la prononciation et parfois le mot lui-même changent d'une région à l'autre.

Le petit nuancier tamazight

Amellal, le blanc

Amellal (féminin tamellalt) est le blanc, dans la plupart des parlers, du Moyen Atlas au Souss en passant par la Kabylie. Il est associé dans les proverbes à la pureté, à l'honnêteté, à la bonne intention.

Aberkan et asggan, le noir

Pour le noir, deux grandes familles de mots coexistent : aberkan, en kabyle et dans plusieurs parlers, et asggan (ou aseggan) en tachelhit, dans le Souss. Une belle illustration de la diversité de la langue : deux régions, deux racines pour la même couleur.

Azeggagh, le rouge

Azeggagh (avec des variantes comme azewwagh) est le rouge. C'est la couleur du henné qui prend, des tapis du Moyen Atlas, de la terre de certaines vallées.

Awragh, le jaune

Awragh désigne le jaune. Celui du blé mûr, du safran, et bien sûr d'une certaine lumière de fin d'après-midi.

Azegzaw, le bleu-vert

Azegzaw, enfin, couvre le bleu et le vert. Certains parlers emploient aussi, pour préciser le bleu, des mots d'emprunt comme azermaq, mais l'ancienne unité du mot azegzaw reste très vivante.

Ce que les couleurs disent dans les proverbes

Une étude récente consacrée aux expressions kabyles montre que ces mots portent des nuances morales : le blanc y est surtout positif, le noir plutôt associé au deuil ou aux temps durs, le rouge parfois à la colère ou à la honte, et le jaune à la fatigue ou à l'hypocrisie, comme un « sourire jaune ». Le bleu-vert, lui, oscille entre le beau et l'inquiétant. Ces associations varient selon les régions et ne sont pas des règles : elles montrent simplement qu'une couleur, dans une langue, n'est jamais tout à fait neutre.

Une pierre pour chaque couleur

Les pierres ne « soignent » rien et ne portent aucun pouvoir particulier ; en revanche, elles ont des couleurs magnifiques, et c'est déjà beaucoup. Voici comment nous aimons les accorder au nuancier tamazight :

  • Amellal : la nacre, dont les reflets blancs et rosés illuminent toute la collection Éclat de Nacre.
  • Awragh : le béryl jaune du Collier Goutte de Soleil en Or 18K, à partir de 3 500 DH, un jaune limpide posé sur l'or.
  • Entre awragh et le brun de la terre : l'œil du tigre du Collier Naya en Or 18K, à partir de 6 999 DH, avec ses bandes dorées qui ondulent à la lumière.
  • Azegzaw : le Collier Verdea en Or 18K, à partir de 4 590 DH, un petit flacon de pierre naturelle dont le nom évoque le vert ; demandez à l'atelier les pierres disponibles.

Une idée cadeau pour Yennayer

À l'approche de Yennayer, le Nouvel An amazigh célébré en janvier, offrir un bijou en lui associant le nom tamazight de sa couleur est une jolie attention : quelques mots sur une carte, « awragh, comme ta lumière », et le cadeau prend un sens de plus.

Vous hésitez entre deux teintes ? Envoyez-nous une photo de la tenue ou du caftan prévu via le bouton WhatsApp de l'atelier de Casablanca : nous vous aiderons à choisir la pierre qui lui répond le mieux.

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