Un touriste débarque à Casablanca, valise à la main, et demande au chauffeur de taxi de le conduire « au vrai café de Rick ». Le chauffeur sourit : il a déjà entendu la question cent fois. Car le film le plus célèbre portant le nom de notre ville n'y a pas tourné une seule image. Depuis 1942, Casablanca a fabriqué autant de légendes que de répliques cultes. Démêlons le vrai du faux, depuis la ville où se trouve notre atelier.
Mythe n°1 : « Le film a été tourné à Casablanca »
Réalité : faux. Le film de Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, a été tourné dans les studios de la Warner Bros. en Californie, en 1942. À cette date, le Maroc est sous protectorat français et l'administration relève du régime de Vichy : tourner sur place était impensable, en pleine guerre. Les ruelles, le bazar et l'aéroport du film sont des décors de studio.
Mythe n°2 : « Le scénario s'inspire d'une histoire vraie à Casablanca »
Réalité : non. Le film est adapté d'une pièce de théâtre jamais montée à l'époque, Everybody Comes to Rick's, écrite par Murray Burnett et Joan Alison. Casablanca y est un décor symbolique : une ville de transit où les réfugiés européens attendent un visa pour Lisbonne, puis l'Amérique. Que des réfugiés soient passés par le Maroc pendant la guerre est exact ; le café de Rick, lui, est une pure fiction.
Mythe n°3 : « La sortie du film a coïncidé avec l'histoire »
Réalité : vrai, et c'est une coïncidence remarquable. Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquent en Afrique du Nord (opération Torch), notamment près de Casablanca. Quelques semaines plus tard, le 26 novembre 1942, le film est présenté en avant-première à New York, profitant de l'actualité. Sa sortie nationale aux États-Unis, en janvier 1943, coïncide avec la conférence d'Anfa, où Roosevelt et Churchill se réunissent à Casablanca. Le nom de la ville est alors partout dans les journaux.
Mythe n°4 : « Bogart dit "Play it again, Sam" »
Réalité : faux. La réplique la plus citée du film n'y figure pas sous cette forme. Ilsa dit « Play it, Sam », et Rick, plus tard, « You played it for her, you can play it for me… Play it ! ». La chanson, As Time Goes By, est d'ailleurs antérieure au film : elle date de 1931.
Mythe n°5 : « Le film n'a eu qu'un succès d'estime »
Réalité : faux. Casablanca a remporté trois Oscars en 1944, dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario adapté. Il figure depuis dans tous les classements des plus grands films de l'histoire du cinéma.
Mythe n°6 : « Le Rick's Café de Casablanca existe depuis le film »
Réalité : pas du tout. Pendant soixante ans, les touristes ont cherché en vain le café de Rick. C'est une ancienne diplomate américaine, Kathy Kriger, qui a eu l'idée de lui donner corps : elle ouvre le Rick's Café en 2004, dans une demeure restaurée de l'ancienne médina. Le lieu s'inspire du décor du film, avec ses arcades, ses colonnes en stuc et son piano, sans en être une copie exacte. Kathy Kriger est décédée en 2018, mais le café continue de faire rêver les visiteurs.
Ce que le film ne montre pas de la vraie Casablanca
Le Casablanca de Hollywood est une ville de carton-pâte, toute en ombres et en intrigues. La vraie Casablanca des années 1940, elle, est une métropole en pleine croissance : immeubles Art déco du centre-ville, port moderne, nouvelle médina des Habous, quartiers populaires où s'installent artisans et commerçants venus de tout le pays. C'est dans cette ville bien réelle, bouillonnante et travailleuse, que bat aujourd'hui le cœur de notre atelier.
Porter « sa » Casablanca
Nul besoin d'un film pour aimer cette ville. Ceux qui y sont nés, qui y ont grandi ou qui l'ont quittée pour Paris, Bruxelles ou Montréal le savent : Casa ne se raconte pas, elle se vit. Pour garder un peu d'elle et du pays sur soi :
- Le Bracelet Morocco en Or 18K, à partir de 1999 DH, issu de notre collection Rouh Al Maghrib.
- Le Collier Étoile en Or 18K, à partir de 2390 DH, un clin d'œil aux étoiles du grand écran autant qu'à celle du drapeau.
En conclusion
Le film a rendu le nom de Casablanca célèbre dans le monde entier, mais la ville ne s'y trouve pas. Pour découvrir la vraie, celle des artisans et des façades blanches, poussez la porte de notre atelier, ou écrivez-nous via le bouton WhatsApp pour imaginer un bijou sur-mesure qui raconte votre Casa à vous. Comme dirait Rick, ce pourrait être le début d'une belle amitié.

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