Estampage : comment on « frappe » une médaille en or, et en quoi c'est différent de la fonte ou du fait main

Collier Médaillon Allaho Akbar en Or 18K – Azor

Prenez une pièce de monnaie : ses reliefs sont nets, ses lettres précises, son revers parfaitement plat. Aucun orfèvre ne l'a sculptée à la main, elle a été frappée. Une grande partie des médailles et pendentifs que nous portons naissent de la même façon : par estampage.

Le principe : presser le métal entre deux matrices

On grave d'abord une matrice (ou un jeu de deux matrices, pour l'endroit et l'envers) dans un acier très dur. On place ensuite entre elles une plaque ou un flan d'or, puis une presse ou un balancier exerce une pression considérable. Le métal, contraint, épouse chaque détail du motif.

Pour obtenir un relief profond, on procède souvent en plusieurs frappes, avec des recuits entre chacune : l'or durcit quand on le travaille et doit être réchauffé pour retrouver sa souplesse.

Ce que l'estampage apporte

  • Une grande netteté : les lignes fines, les lettres et les petits motifs ressortent avec précision.
  • Un métal dense : la frappe compacte le métal, ce qui donne une surface très lisse, idéale pour le polissage miroir.
  • Une régularité parfaite d'une pièce à l'autre : pratique pour des médailles de naissance ou des séries.
  • Des pièces creuses légères : deux coquilles estampées peuvent être soudées pour former un volume sans utiliser beaucoup d'or.

Ses limites

  • Le coût de la matrice : la graver demande du temps et un savoir-faire spécifique. L'estampage est donc surtout rentable pour des modèles reproduits.
  • Moins de liberté de volume : les formes très ajourées ou les sculptures en trois dimensions se réalisent plutôt en fonte.
  • Les pièces creuses sont plus sensibles aux chocs : une bosse est plus difficile à réparer que sur un bijou plein.

Estampage, fonte, fait main : comment les distinguer

L'estampage

Reliefs très nets, surfaces lisses et denses, souvent un revers plat ou en creux qui reprend le motif en négatif.

La fonte à cire perdue

Le métal liquide est coulé dans un moule réalisé à partir d'un modèle en cire. Elle permet des volumes complexes, des ajours, des formes organiques. La surface peut montrer, avant finition, une très légère porosité.

Le fait main

Le bijou est façonné à partir de fils et de plaques : sciage, limage, soudure, martelage. Chaque pièce présente de petites variations qui signent le geste de l'artisan.

Dans les faits, beaucoup de bijoux combinent plusieurs techniques : une médaille estampée, une bélière soudée à la main, une gravure réalisée ensuite.

Les médailles d'aujourd'hui

La médaille revient en force : médailles de naissance, médailles calligraphiées, pendentifs de foi. Si vous aimez les reliefs nets et les inscriptions lisibles, regardez par exemple notre Collier Médaillon Allaho Akbar en Or 18K, le Collier Alhamd en Or 18K ou le Collier Amazigh Gravé. Et si la technique de fabrication compte pour vous, posez la question à l'atelier : nous expliquons volontiers comment chaque pièce est réalisée.

À retenir

L'estampage n'est ni « moins noble » ni « plus noble » que la fonte ou le travail à la main. C'est un outil, idéal pour la netteté et la régularité. Ce qui fait un beau bijou, c'est le bon procédé au bon endroit, et un or 18K bien fini.

Une médaille à graver pour une naissance, un prénom ou une prière ? Notre atelier de Casablanca vous répond sur WhatsApp.

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