Fatima Tabaamrant, la raïssa du Souss : de la scène des rways au Parlement, une voix pour la tamazight

Boucles Tihiya en Or 18K – Azor

Dans beaucoup de foyers du Souss, de Tiznit à Casablanca, il suffit des premières notes d'un ribab et d'une voix féminine puissante pour que quelqu'un dise : « C'est Tabaamrant. » Depuis plus de quarante ans, Fatima Tabaamrant chante en tachelhit l'amour, l'exil, la condition des femmes et la fierté amazighe.

Les rways, poètes-musiciens du Souss

Pour comprendre son parcours, il faut connaître les rways (au singulier rays, au féminin raïssa) : des troupes de musiciens-poètes itinérants qui, depuis des générations, sillonnent le Souss et chantent lors des fêtes, des moussems et des mariages. Leur art mêle poésie improvisée, morale, humour et chronique sociale, accompagnés du ribab, du loutar et des percussions.

Une raïssa qui écrit ses propres textes

Originaire du Souss, Fatima Tabaamrant rejoint une troupe de rways au début des années 1980 et s'impose rapidement. Sa particularité : elle écrit elle-même la plupart de ses poèmes. Ses chansons abordent des sujets graves, la place des femmes, l'éducation, la dignité, la langue, avec une poésie très appréciée des amoureux de la tachelhit.

Une voix pour la tamazight

Bien avant la reconnaissance officielle de la tamazight dans la Constitution marocaine de 2011, Tabaamrant chantait la nécessité de transmettre la langue et la culture amazighes. Elle est devenue l'une des figures les plus connues de ce mouvement culturel.

Du chant au Parlement

En 2011, elle est élue députée. En 2012, elle marque les esprits en posant une question au gouvernement en tamazight, dans l'hémicycle, un geste alors très commenté qui a nourri le débat sur la place de la langue dans les institutions. Pour beaucoup, ce moment a symbolisé le passage de la tamazight de la scène et de la maison vers la vie publique.

L'esthétique des raïssates

Sur scène, les raïssates du Souss portent souvent des tenues traditionnelles colorées et des parures d'argent : grandes fibules, colliers de perles, boucles d'oreilles imposantes. Ces bijoux ne sont pas un décor, ils prolongent la musique et affirment une identité.

Ce que son parcours nous inspire

Une femme qui transmet, qui écrit et qui ose : c'est aussi l'esprit des bijoux amazighs, portés et transmis par les femmes depuis des siècles. Les Boucles Tihiya en Or 18K, le Collier Harmonie Tribale et les Boucles Khlala, inspirées de l'épingle traditionnelle, prolongent cette élégance du Souss en or 18K.

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