Dans les vieilles photographies de mariages du sud marocain, c'est souvent le front de la mariée qui attire le regard en premier. Une rangée de plaques d'argent, des perles de corail rouge, de petites pendeloques qui tombent sur les sourcils et tremblent au moindre mouvement. Cette parure a un nom : la taounza. Elle raconte une époque où le bijou ne se contentait pas d'orner le cou ou les poignets, mais encadrait tout le visage.
Qu'est-ce que la taounza ?
La taounza est un diadème frontal originaire de l'Anti-Atlas, dans le sud-ouest du Maroc. Les pièces que l'on conserve aujourd'hui dans les musées et les collections datent principalement du XIXe et du début du XXe siècle. Elle se compose généralement :
- d'une bande de cuir, souvent doublée de tissu rouge ;
- de plaques d'argent travaillées, parfois tubulaires, fixées côte à côte ;
- de perles de corail intercalées ;
- de pendeloques qui retombent sur le front.
On la nouait derrière la tête, et elle se combinait avec d'autres éléments de la coiffure : foulards, cordons, pendants de tempes.
Un bijou de mariage
La taounza était avant tout une parure de cérémonie, portée par les mariées lors des grandes étapes rituelles du mariage. Elle était partagée par les communautés amazighes et juives de la région, qui vivaient côte à côte et dont les orfèvres travaillaient souvent pour tous. C'est l'un des témoignages de cette histoire commune du sud marocain.
Un bijou qui vivait plusieurs vies
Les pièces anciennes montrent souvent des signes de réparations successives : quand le cuir s'usait, on récupérait les plaques d'argent pour les remonter sur une nouvelle bande. Certaines taounzas portent ainsi des éléments d'époques différentes, ajoutés par une génération suivante. Une belle leçon : un bijou de famille n'est pas figé, il s'adapte et se transmet.
Pourquoi le front ?
Dans de nombreuses cultures, le visage de la mariée est entouré d'une attention particulière. Les parures de tête jouaient un double rôle : sublimer la mariée en attirant la lumière vers son visage, et afficher la richesse et le savoir-faire de la famille. Le corail, très prisé dans les parures du Sud, ajoutait sa couleur de fête.
Ce que la taounza inspire aujourd'hui
On porte rarement un diadème au quotidien. Mais l'esprit de la taounza, celui d'un bijou qui encadre le visage et qui bouge avec lui, se retrouve dans les boucles d'oreilles en cascade et les colliers aux éléments articulés :
- les Boucles Harmonie Tribale en or 18K, inspirées des symboles amazighs, captent la lumière et accompagnent chaque mouvement ;
- les Boucles Infinity Love suspendent losanges pavés et motifs amazighs en une cascade mobile ;
- le Collier Harmonie Tribale étire ses motifs sur le décolleté, comme une frise d'orfèvre.
Pour une mariée d'aujourd'hui
Certaines mariées choisissent de rendre hommage à cet héritage le jour du henné ou d'une tenue amazighe : une parure de tête inspirée des modèles anciens, des boucles d'oreilles pendantes, un collier de cérémonie. Si vous rêvez d'une pièce qui évoque la taounza de votre grand-mère, parlez-en à l'atelier sur WhatsApp : c'est le genre de projet sur-mesure qui se construit à partir d'une photo et d'une histoire. Et pour découvrir nos créations inspirées de ces parures, rendez-vous dans la collection Amazigh.

0 comments