Le trésor de Guarrazar : les couronnes d'or des rois wisigoths, et pourquoi la couronne reste un motif de bijou

Bague de mariage Crowny – Solitaire et Alliance en Or 18K

Imaginez une nuit de pluie, à la fin des années 1850, dans un verger près de Tolède. Au matin, la terre ravinée laisse apparaître des éclats d'or. Des paysans ramassent ce qu'ils croient être de vieux objets… et découvrent en réalité des couronnes royales vieilles de près de douze siècles. Ainsi commence l'histoire du trésor de Guarrazar, l'un des ensembles d'orfèvrerie les plus précieux du haut Moyen Âge européen.

Une découverte en 1858, près de Tolède

Le site de Guarrazar se trouve sur la commune de Guadamur, non loin de Tolède, qui fut la capitale du royaume wisigothique. En 1858, des pluies abondantes font s'effondrer le terrain d'un ancien lieu de culte et mettent au jour un dépôt d'objets en or. D'autres trouvailles suivent dans les années suivantes, jusqu'au début des années 1860. On pense que ces objets avaient été cachés pour les protéger, à une époque troublée de la fin du royaume.

Une partie du trésor est rapidement vendue et quitte l'Espagne pour la France, ce qui explique sa dispersion actuelle.

Des couronnes qu'on ne portait pas

Le détail le plus surprenant, c'est que ces couronnes n'étaient pas faites pour être portées. Ce sont des couronnes votives : des offrandes que les rois et les grands du royaume faisaient à une église. On les suspendait par des chaînes, souvent au-dessus d'un autel, avec parfois une croix pendante. La couronne devenait ainsi un signe de dévotion et de pouvoir, offert au regard des fidèles.

La couronne de Récesvinthe, chef-d'œuvre du trésor

La pièce la plus célèbre est la couronne offerte par le roi Récesvinthe, qui régna au VIIe siècle. Un large bandeau d'or est orné de saphirs et de perles montés en cabochon. Sous le bandeau pendent des lettres d'or, incrustées de grenats dans de petits alvéoles, qui forment en latin la phrase RECCESVINTHVS REX OFFERET : « le roi Récesvinthe l'offre ». Une signature, en somme, écrite en or et en pierres.

Les techniques des orfèvres wisigoths

  • Le cabochon : des pierres polies en forme bombée, sans facettes, maintenues dans une sertissure d'or.
  • Le cloisonné : de minces lamelles d'or soudées qui forment des cellules dans lesquelles on insère des grenats découpés.
  • Le travail du métal ajouré : des motifs découpés qui laissent passer la lumière et allègent les pièces.

Un trésor partagé entre Madrid et Paris

Aujourd'hui, les pièces du trésor sont réparties entre trois lieux : le Musée de Cluny, musée national du Moyen Âge à Paris, le Musée archéologique national de Madrid et le Palais royal de Madrid. Une partie des objets partis en France est revenue en Espagne en 1941, lors d'un échange d'œuvres entre les deux pays.

L'histoire a aussi sa part d'ombre : la couronne du roi Suintila, conservée à l'Armurerie royale de Madrid, a été volée en 1921 et n'a jamais été retrouvée. Comme souvent avec les objets d'or volés, on craint qu'elle ait été fondue.

Pourquoi la couronne reste un motif de bijou

Douze siècles plus tard, la couronne est toujours là, sur nos bagues, nos pendentifs, nos diadèmes de mariée. Pourquoi ce motif résiste-t-il autant ?

  • Le cercle : une couronne est d'abord un anneau. Comme l'alliance, elle dit la continuité, l'engagement, ce qui n'a ni début ni fin.
  • L'honneur : on « couronne » une réussite, un diplôme, une vie à deux. Offrir un bijou couronne, c'est dire à quelqu'un qu'il compte.
  • La mariée reine d'un jour : au Maroc comme ailleurs, la mariée porte souvent un diadème ou une couronne lors de ses tenues de fête. Le motif est profondément lié au mariage.

La couronne au doigt

En joaillerie de mariage, la couronne prend souvent la forme de griffes qui encerclent une pierre centrale, comme une petite couronne qui la tient. C'est l'esprit de la Bague de mariage Crowny – Solitaire et Alliance en Or 18K (à partir de 6 000 DH), un duo pensé pour être porté ensemble, du jour du mariage aux années qui suivent. Pour découvrir d'autres formes, solitaires, alliances et bagues de cérémonie, parcourez notre collection de bagues.

Votre couronne, sur-mesure

Les rois wisigoths faisaient graver leur nom sous leurs couronnes. Vous aussi pouvez donner à votre bague une signature : une date, des initiales, une forme pensée pour votre main. Pour une khatem de fiançailles ou une alliance de mariage d'hiver, l'atelier de Casablanca vous accompagne sur-mesure. Prenez contact via le bouton WhatsApp de l'atelier.

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