Les imdyazn, poètes itinérants du Moyen Atlas : quand la poésie amazighe faisait la tournée des villages

Collier Amazigh Gravé en Or 18K – Azor

Imaginez un village du Moyen Atlas, à la fin de l'été. Les moissons sont rentrées, les greniers sont pleins. Un matin, une petite troupe arrive : quelques hommes, un tambour, une flûte. Le soir, tout le village se rassemble pour les écouter. Ce sont les imdyazn (au singulier amdyaz), les poètes itinérants.

Qui sont les imdyazn ?

Dans le Moyen Atlas et le Haut Atlas oriental, les imdyazn étaient des troupes de poètes-musiciens qui allaient de village en village, surtout après les récoltes, quand les familles avaient le temps et de quoi les récompenser. Ils chantaient en tamazight des poèmes longs, souvent composés par le chef de troupe.

Une troupe, plusieurs rôles

  • L'amdyaz, le poète principal, qui compose et chante les vers.
  • Les musiciens, qui l'accompagnent au tambour sur cadre (bendir) et reprennent les refrains.
  • Le bouffon, souvent joueur de flûte, qui fait rire, interrompt, provoque : sa présence permet de dire avec humour ce qui serait trop dur à dire sérieusement.

Le journal parlé de la montagne

Avant la radio et la télévision, les imdyazn jouaient un rôle d'informateurs. Leurs poèmes évoquaient :

  • les événements récents, proches ou lointains ;
  • la morale, la religion, les devoirs de chacun ;
  • les travers de la société : avarice, injustice, vanité ;
  • l'amour, l'exil, la nostalgie.

Leur parole, portée par la musique et l'humour, circulait de vallée en vallée et faisait l'opinion. Des chercheurs ont d'ailleurs étudié leurs poèmes comme de précieuses sources sur la vie des montagnes au XXe siècle.

Une tradition fragile

Avec l'exode rural, la radio, la télévision puis les réseaux sociaux, les tournées des imdyazn se sont raréfiées. Des enregistrements, des festivals et des associations culturelles contribuent aujourd'hui à garder vivante cette forme d'expression, à côté de l'ahidous et de l'izli, autres grands genres poétiques du Moyen Atlas.

La parole gravée

Les imdyazn confiaient leurs vers à la mémoire. Aujourd'hui, on peut aussi les confier au métal. Le Collier Amazigh Gravé en Or 18K porte des signes amazighs, le Collier Tifinagh Personnalisé en Argent écrit un prénom ou un mot en tifinagh, et le Bracelet Héritage Amazigh rend hommage à cette culture vivante.

Transmettre à votre tour

Si un parent ou un grand-parent se souvient de vers chantés par les imdyazn, enregistrez-le : chaque poème sauvé est un morceau de mémoire collective.

Un vers en tamazight à faire graver ? Notre atelier de Casablanca vous répond sur WhatsApp, et vérifie avec vous l'orthographe en tifinagh.

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