Au stade, quand les Lions de l'Atlas s'alignent avant un grand match, des millions de Marocains se lèvent et chantent d'une seule voix. Pourtant, peu savent que cet hymne a vécu ses quatorze premières années sans la moindre parole. Le Maroc indépendant a d'abord eu une mélodie, puis, bien plus tard, des mots. Petite histoire, en questions et réponses, d'un chant que l'on croit connaître par cœur.
Comment s'appelle l'hymne national marocain ?
On le désigne couramment comme an-Nachid al-Watani (l'hymne national) ou an-Nachid ach-Charif, « l'hymne chérifien », en référence à la dynastie alaouite, descendante du Prophète selon la tradition. Ses premiers mots, « Manbita al-ahrar, machriqa al-anwar », que l'on peut traduire par « berceau des hommes libres, source des lumières », donnent le ton : un chant de fierté, de liberté et d'attachement à la terre.
Qui a composé la musique ?
La mélodie est l'œuvre de Léo Morgan, un officier français qui dirigeait la musique de la Garde royale durant le Protectorat. Les sources la datent généralement du début des années 1950, avant l'indépendance de 1956. C'est une ironie de l'histoire souvent relevée : la musique qui accompagne aujourd'hui toutes les célébrations de la souveraineté nationale est née de la plume d'un musicien français.
À l'indépendance, cette marche solennelle devient l'hymne du Royaume. Pendant des années, on la joue lors des cérémonies officielles, des réceptions et des rencontres sportives, mais uniquement en version instrumentale.
Pourquoi les paroles ne sont-elles arrivées qu'en 1970 ?
Le déclencheur est sportif. En 1970, l'équipe nationale de football se qualifie pour la première fois pour une phase finale de Coupe du monde, au Mexique. L'idée s'impose alors de donner des mots à l'hymne, pour que joueurs et supporters puissent le chanter. Selon les récits, le roi Hassan II aurait lancé un concours ou commandé directement le texte ; les sources divergent sur ce point, et nous préférons le signaler plutôt que trancher.
Le texte retenu est celui du poète et professeur Ali Squalli Houssaini, disparu en 2018. Ses vers évoquent la terre des ancêtres, l'unité du peuple et la jeunesse prête à se lever pour la patrie.
Que veut dire « Allah, Al Watan, Al Malik » ?
L'hymne s'achève sur la devise du Royaume : « Allah, Al Watan, Al Malik », soit « Dieu, la Patrie, le Roi ». C'est la même devise que l'on retrouve dans la Constitution et sur de nombreux symboles officiels. Chanter ces trois mots en fin d'hymne, c'est en quelque sorte signer le chant.
L'hymne est-il encadré par la loi ?
Oui. Un dahir publié au Bulletin officiel en 2005 régit l'usage des emblèmes nationaux, dont le drapeau et l'hymne. Concrètement, l'usage veut que l'on se lève et que l'on se tienne avec respect pendant son exécution, à l'école comme dans les cérémonies.
Pourquoi l'hymne est-il si présent en novembre ?
Novembre est le mois des fêtes nationales : la Marche Verte le 6 novembre et la fête de l'Indépendance le 18 novembre. Dans les écoles, on hisse le drapeau, on chante l'hymne, les enfants récitent des poèmes patriotiques. Pour beaucoup de familles, et en particulier pour les Marocains du monde, c'est aussi le moment où l'on se surprend à fredonner « Manbita al-ahrar » en préparant le thé, avec une émotion qui ne s'explique pas tout à fait.
Peut-on porter cette fierté au quotidien ?
Un hymne se chante quelques minutes ; un bijou, lui, se porte tous les jours. C'est l'idée qui a guidé notre collection Rouh Al Maghrib, « l'âme du Maroc », imaginée et réalisée dans notre atelier de Casablanca. Quelques pièces qui répondent bien à cet esprit :
- Le Collier Nejma en Or 18K, à partir de 2490 DH : l'étoile, celle du drapeau, portée tout près du cœur.
- Le Bracelet Dima Maghrib en Or 18K, à partir de 899 DH : un cordon discret, idéal pour les jours de match ou à offrir à un supporter.
- Le Collier Maghribino en Or 18K, à partir de 4590 DH : la carte du Royaume en or, pour ceux qui vivent loin et veulent garder le pays contre eux.
Le saviez-vous ?
- L'hymne marocain fait partie de ces hymnes dont la musique a précédé le texte de plus d'une décennie.
- Ne confondez pas : la devise nationale « Dieu, la Patrie, le Roi » conclut l'hymne, tandis que les armoiries du Royaume portent un verset coranique, « In tansurû Allah yansurkum » (« Si vous faites triompher Dieu, Il vous fera triompher »).
- Pendant les grandes compétitions, l'hymne chanté a cappella par les supporters est devenu l'un des moments les plus émouvants des soirées de match.
En conclusion
De la marche instrumentale de Léo Morgan aux vers d'Ali Squalli Houssaini, l'hymne marocain raconte à sa manière l'histoire du pays : une indépendance conquise, puis une identité qui se met en mots. Si vous souhaitez garder cette fierté sur vous, découvrez la collection Rouh Al Maghrib, ou écrivez à l'atelier via le bouton WhatsApp pour imaginer une pièce sur-mesure : une étoile, une date, ou les trois mots de la devise gravés au dos d'un pendentif.

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