Losange, zigzag, chevron : lire les motifs du tapis amazigh, du métier à tisser au bijou

Bracelet Kilim en or 18K ajouré de losanges et triangles

Retournez un tapis berbère ancien. Au dos, vous verrez le dessin à l'envers, presque aussi net qu'à l'endroit : la preuve que chaque motif a été pensé, compté, nœud après nœud ou fil après fil. Ces losanges et ces zigzags n'ont rien de décoratif au hasard. Ils forment un vocabulaire que les femmes amazighes se transmettaient au métier à tisser, de mère en fille.

Un savoir transmis sans livre

Le tissage était un savoir essentiellement féminin, appris en regardant et en faisant. Pas de patrons écrits : les motifs se mémorisaient, se reproduisaient et évoluaient légèrement à chaque génération. Chaque région, chaque tribu avait ses compositions préférées, si bien qu'un connaisseur peut souvent deviner l'origine d'un tapis à ses motifs et à ses couleurs.

On distingue notamment les tapis à points noués, épais et doux, et les tissages plats, que l'on appelle souvent kilims ou hanbel au Maroc : plus fins, ils se prêtent à des dessins très graphiques.

Les motifs, un par un

Un avertissement d'abord : les significations des motifs amazighs ont été très peu écrites par celles qui les tissaient. Ce que l'on lit aujourd'hui mêle témoignages, études et interprétations plus récentes. Les lectures ci-dessous sont celles qu'on rencontre le plus souvent, pas des vérités absolues.

Le losange

C'est sans doute le motif le plus répandu. On l'associe souvent à la féminité et à la fertilité, parfois à l'œil qui protège. Répété en chaîne, il dessine des réseaux qui couvrent toute la surface du tapis.

Le zigzag

Ligne brisée qui monte et descend, il est fréquemment lu comme l'eau qui coule, le serpent ou le chemin. Dans une culture agraire où l'eau décide de tout, le symbole est fort.

Le chevron

Un zigzag interrompu, comme une pointe de flèche. On y voit parfois la direction, le mouvement, ou les montagnes.

La croix et l'étoile

Petites croix, croisillons, étoiles géométriques : on leur prête volontiers un rôle protecteur, et on les retrouve aussi dans les tatouages traditionnels.

Des mêmes formes sur le tapis, la peau et le bijou

Ce qui frappe dans l'art amazigh, c'est la circulation des motifs. Le losange du tapis est aussi celui du tatouage du menton, du décor des poteries et des fibules d'argent. Comme si une même grammaire s'écrivait sur toutes les matières.

Le kilim en or

C'est cette circulation que prolongent nos créations inspirées du tissage :

  • Le Bracelet Kilim en or 18K : une plaque rectangulaire ajourée de triangles et de losanges, comme un fragment de tapis porté au poignet.
  • Le Collier Kilim, qui reprend les motifs géométriques des tapis traditionnels.
  • Les Boucles d'oreilles Zigzag, une longue ligne brisée entièrement pavée, presque un éclair.

Lire un motif, c'est aussi le respecter

Porter un motif amazigh, c'est porter un peu de ce savoir des tisserandes. Le meilleur hommage, c'est de s'y intéresser, de soutenir les coopératives de tissage et de raconter ces histoires. Découvrez toute notre collection Amazigh, et si un motif de tapis familial vous tient à cœur, envoyez-en une photo à l'atelier sur WhatsApp : il pourrait inspirer un bijou sur-mesure.

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