Parures du Sahara marocain : melhfa, argent gravé et perles, l'élégance hassanie expliquée

Majdoule Sahra Maghribiya en or 18K Azor

À Guelmim, qu'on surnomme souvent « la porte du Sahara », il suffit de traverser certaines allées du marché pour changer d'univers. Les étoffes deviennent légères et colorées, les bijoux d'argent se couvrent de fines gravures géométriques, le thé se prépare avec un rituel différent. C'est l'entrée dans l'espace de la culture hassanie, celle des populations sahariennes du Maroc, dont la Constitution de 2011 reconnaît la composante « saharo-hassanie » comme l'un des piliers de l'identité nationale.

La melhfa, écrin de la parure

Impossible de parler de parure saharienne sans évoquer la melhfa, ce long voile drapé qui enveloppe le corps et la tête des femmes. Légère, souvent aux couleurs vives ou aux motifs teints, elle protège du soleil et du vent du désert, tout en offrant une silhouette d'une grande élégance. Elle n'a jamais disparu : elle se porte au quotidien comme lors des fêtes, et inspire même aujourd'hui des créateurs de mode. Chez les hommes, la darâa, large tunique souvent bleue ou blanche, joue un rôle comparable.

Avec la melhfa, les bijoux se lisent autrement : ils apparaissent aux poignets, aux mains, au front ou au cou quand le voile s'ouvre, comme des éclats de lumière sur le tissu.

L'argent gravé et les motifs géométriques

Les spécialistes de la bijouterie marocaine associent la bijouterie saharienne à des techniques de gravure, de ciselure et d'incision sur argent, avec une prédilection pour les dessins géométriques. Lignes, triangles, losanges et points composent un décor fin et rythmé, souvent sur toute la surface de la pièce.

Les perles et les matières venues de loin

Le Sahara a toujours été un espace de circulation : routes caravanières, échanges entre le Maroc, la Mauritanie et l'Afrique de l'Ouest. Les parures en portent la trace, avec des perles de diverses matières (verre, pierres, ambre, coquillages) arrivées par le commerce. Le musée Pierre Bergé des arts berbères, à Marrakech, consacre d'ailleurs une partie de ses vitrines aux parures de la région de Guelmim.

Des bijoux aussi pour les hommes

Particularité intéressante : dans la tradition saharienne, les hommes portent eux aussi des objets de parure, en argent le plus souvent. On cite notamment les tabatières travaillées, les chapelets, et des bagues comme la chriaa. Des objets à la fois pratiques, spirituels et esthétiques.

Guelmim, carrefour d'aujourd'hui

La tradition commerciale de la région se poursuit : à Guelmim, une allée du marché accueille depuis la fin des années 1970 des commerçants mauritaniens, qui y vendent melhfas, tissus, thé et bijoux en argent. Un rappel vivant des liens tissés depuis des siècles de part et d'autre du désert.

Le désert dans nos créations

L'imaginaire saharien inspire aussi des pièces contemporaines. La Majdoule Sahra Maghribiya, tressée à la main en or 18 carats, porte le nom du Sahara marocain dans une maille traditionnelle. Le Collier Najmat rend hommage à l'étoile qui a toujours guidé les voyageurs du désert, avec sa grande étoile émaillée et ses trois étoiles pendantes serties de diamants.

Porter l'esprit du Sahara

  • Avec des tissus fluides : les bijoux ressortent sur les voiles et les matières légères.
  • Avec des couleurs franches : indigo, ocre, rouge, émeraude, qui rappellent les melhfas.
  • En accumulation aux poignets, là où le voile laisse apparaître la parure.

Le mot de l'atelier

Du Rif au Sahara, toutes les régions du Maroc ont leur façon de se parer, et toutes nous inspirent. Découvrez notre collection Rouh Al Maghrib, et écrivez-nous sur WhatsApp pour une création inspirée de vos racines sahariennes.

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