Dans la boîte à bijoux de beaucoup de grands-mères marocaines, il y a un collier de perles. Parfois blanches et parfaitement rondes, parfois un peu baroques, parfois grises comme un ciel d'orage. En darija, on parle volontiers de jouhar pour dire les perles, et le mot évoque à lui seul la préciosité. Mais savez-vous d'où viennent ces perles, et pourquoi deux colliers qui se ressemblent peuvent avoir des prix si différents ?
D'abord : perle fine ou perle de culture ?
Une perle fine se forme naturellement, sans intervention humaine. Elles sont devenues extrêmement rares. Presque toutes les perles vendues aujourd'hui sont des perles de culture : l'homme introduit un petit noyau ou un fragment de tissu dans le mollusque, qui l'enrobe ensuite de nacre, couche après couche. Ce sont de vraies perles, produites par un animal vivant, et non des imitations. La méthode moderne s'est développée au Japon à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
Les 4 grandes familles
1. La perle d'eau douce
Elle naît dans des moules d'eau douce, principalement en Chine. Une même moule peut produire plusieurs perles à la fois, ce qui explique leur prix plus doux. Leurs formes sont variées (rondes, ovales, en bouton, baroques) et leurs couleurs naturelles vont du blanc au rose et au pêche. Longtemps considérées comme les « petites sœurs », elles ont fait d'énormes progrès et certaines rivalisent aujourd'hui avec des perles marines.
2. La perle Akoya
C'est la perle classique du collier ras-de-cou : ronde, blanche, au lustre très vif, de taille moyenne. Elle est produite par une petite huître perlière, surtout au Japon. C'est elle qu'on associe aux colliers « chic » des années 1950.
3. La perle de Tahiti
Produite en Polynésie française par l'huître à lèvres noires, elle est célèbre pour ses couleurs sombres et naturelles : gris, anthracite, vert, aubergine, avec parfois des reflets « aile de mouche » verdâtres très recherchés.
4. La perle des mers du Sud
Ce sont les plus grosses perles de culture, produites par une grande huître en Australie, en Indonésie ou aux Philippines. Blanches ou dorées, elles ont un lustre satiné et un prix à la hauteur de leur rareé et de leur taille.
Les critères qui font le prix
- Le lustre : la capacité de la perle à refléter la lumière comme un miroir. C'est le critère numéro un.
- La forme : plus elle est ronde, plus elle est rare. Mais les perles baroques ont beaucoup de charme et reviennent à la mode.
- La surface : peu de petites marques.
- La taille, exprimée en millimètres.
- L'épaisseur de nacre : une nacre épaisse dure plus longtemps.
Vraie perle ou imitation ? Le test des dents… à éviter
On raconte qu'une vraie perle frottée doucement contre les dents paraît légèrement râpeuse, alors qu'une imitation est lisse. C'est souvent vrai, mais ce test peut abîmer la nacre d'un bijou précieux. Mieux vaut regarder le lustre, l'aspect légèrement irrégulier d'une perle à l'autre, et demander conseil à un professionnel.
Entretenir ses perles
- Les perles se mettent en dernier, après le parfum, la laque et la crème.
- Essuyez-les avec un chiffon doux après chaque port.
- Évitez le hammam, la piscine, le vinaigre, le citron et les ultrasons.
- Rangez-les à plat, dans une pochette en tissu.
- Pour un collier enfilé, faites vérifier le fil régulièrement.
Des perles chez Azor
Pour une touche de perle au quotidien, le Bracelet Espoir associe perles de culture et or 18 carats, et les Boucles Clou d'Oreille Perle se portent du bureau au dîner. Et si vous aimez les reflets irisés, découvrez notre collection Éclat de Nacre, façonnée dans la matière même qui donne leur lustre aux perles.
Le mot de l'atelier
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