« Ne va pas près du puits la nuit, sinon Tamza va t'emporter. » Si vous avez grandi dans une famille amazighe, ou si votre grand-mère racontait des histoires au coin du kanoun, ce nom vous fait peut-être encore sourire… ou frissonner. Tamza, l'ogresse, est l'une des grandes figures des contes du monde amazigh.
Qui est Tamza ?
Dans de nombreux contes amazighs, Tamza est une ogresse : une créature féminine, immense, sauvage, qui vit loin des villages, dans les forêts, les grottes ou les ruines. Elle dévore les imprudents, et surtout les enfants qui s'éloignent. On la retrouve sous d'autres noms selon les régions et les langues : en darija, on parle volontiers de la ghoula.
Comme souvent dans la tradition orale, il n'existe pas « une » Tamza officielle : chaque conteuse, chaque région, chaque famille lui donne des traits un peu différents.
Ses traits récurrents
- Une apparence effrayante : cheveux en bataille, ongles longs, corps démesuré.
- La capacité de se déguiser, parfois en vieille femme inoffensive, pour tromper ses victimes.
- Un goût pour la chair humaine, mais aussi une certaine naïveté qui permet aux héros malins de lui échapper.
- Dans certains contes du Maghreb, un motif étonnant : celui qui parvient à téter le sein de l'ogresse devient comme son enfant, et elle ne peut plus lui faire de mal.
Des contes pour avoir peur… et pour grandir
Ces histoires n'avaient pas seulement pour but d'effrayer. Elles transmettaient des leçons :
- La prudence : ne pas s'éloigner seul, ne pas suivre un inconnu.
- La ruse : les petits et les faibles l'emportent souvent par l'intelligence.
- La solidarité : frères et sœurs qui s'entraident, voisins qui accueillent.
- Le respect de l'hospitalité et de la parole donnée, même face à un monstre.
Les soirs de contes
Les contes se disaient surtout la nuit, en hiver, quand les travaux des champs étaient terminés. Dans certaines régions, une croyance voulait qu'on ne raconte pas de contes en plein jour. La conteuse, souvent une grand-mère, commençait par une formule d'ouverture et terminait par une formule de clôture, qui ramenait les enfants au monde réel.
Une tradition à transmettre
Aujourd'hui, des conteurs, des chercheurs et des associations collectent et enregistrent ces contes avant qu'ils ne disparaissent. Vous pouvez y contribuer simplement : demandez à vos parents ou grands-parents les histoires qu'on leur racontait, enregistrez-les, écrivez-les. C'est un trésor familial aussi précieux qu'un bijou hérité.
Un bijou pour se sentir protégée
Face aux ogresses des contes, les grands-mères avaient leurs talismans : amulettes, khamsa, perles protectrices. Aujourd'hui, nos bijoux gardent ce rôle affectif. Le Collier Tanirt en Or 18K, le Bracelet Tanirt et les Boucles d'oreilles Tanirt se portent comme de petits porte-bonheur lumineux.
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