« C'est du zircon, donc c'est faux. » Cette phrase, on l'entend souvent devant une vitrine. Pourtant, elle mélange deux pierres qui n'ont presque rien à voir. Et quand on ajoute la moissanite au tableau, la confusion est totale. Petit tour des mythes, et des réalités, sur trois pierres blanches qui brillent comme un diamant sans en être.
Mythe n°1 : « Le zircon est une pierre synthétique »
Faux. Le zircon est un minéral naturel, un silicate de zirconium. C'est même une star des géologues : certains cristaux de zircon découverts en Australie comptent parmi les plus anciens fragments de la croûte terrestre connus, avec plus de quatre milliards d'années. Le zircon existe en brun, rouge, jaune, bleu et incolore. Très brillant, il a longtemps été utilisé comme alternative naturelle au diamant.
Mythe n°2 : « Zircon et zircone, c'est pareil »
Faux. La zircone (ou oxyde de zirconium cubique, souvent abrégée « CZ ») est une pierre de synthèse, fabriquée en laboratoire et produite en masse depuis les années 1970. Elle n'existe pratiquement pas à l'état naturel sous une forme utilisable en bijouterie. Elle est peu coûteuse, très brillante, et sert d'imitation du diamant. Le problème vient du langage courant : dans le commerce, beaucoup appellent « zircon » ce qui est en réalité de la zircone.
Mythe n°3 : « La moissanite est une imitation bas de gamme »
Pas vraiment. La moissanite est un carbure de silicium. Elle doit son nom au chimiste français Henri Moissan, qui en a identifié de minuscules cristaux à la fin du XIXe siècle dans des fragments de la météorite de Canyon Diablo, en Arizona. Naturellement, elle est rarissime ; la moissanite de bijouterie est donc produite en laboratoire. C'est une pierre à part entière, très dure (environ 9,25 sur l'échelle de Mohs) et encore plus « feu » que le diamant : elle décompose davantage la lumière en éclats colorés.
Mythe n°4 : « On ne voit pas la différence avec un diamant »
Ça dépend. À l'œil nu et de loin, les trois peuvent faire illusion. Mais un professionnel distingue :
- La zircone : plus tendre (environ 8), elle se raye et ses arêtes s'émoussent avec les années ; elle est aussi nettement plus lourde qu'un diamant de même taille.
- La moissanite : reflets arc-en-ciel très marqués et double réfraction visible à la loupe.
- Le zircon : double réfraction marquée lui aussi, et arêtes qui peuvent s'ébrécher.
Les testeurs électroniques et, mieux encore, un laboratoire gemmologique permettent de trancher.
Mythe n°5 : « Si ce n'est pas un diamant, c'est une arnaque »
Faux, à une condition : la transparence. Une zircone vendue comme zircone, ou une moissanite vendue comme moissanite, est un choix parfaitement légitime. L'arnaque commence quand la nature de la pierre est cachée. Exigez toujours qu'elle soit écrite sur la facture.
Comment choisir ?
- Petit budget, bijou mode ou de soirée : la zircone.
- Brillance maximale et grande résistance à budget maîtrisé : la moissanite.
- Valeur, symbole et rareété : le diamant naturel, ou le diamant de laboratoire pour le même matériau à un autre prix.
Chez Azor, plusieurs modèles sertis existent en différentes options de pierres, comme la Gourmette Initiale Brillante en Or 18K, le Collier Initiale Brillante ou la Chaîne de Cheville Pluie de Diamants : la pierre choisie est toujours clairement indiquée.
Le mot de l'atelier
Une belle pierre est d'abord une pierre honnêtement nommée. Vous hésitez entre diamant, diamant de laboratoire et moissanite ? Écrivez à notre atelier de Casablanca sur WhatsApp, nous vous montrerons les différences de rendu et de prix, sans jargon.

0 comments